✓ Les infos à retenir
- Le Tetrasodium Glutamate Diacetate (GLDA) est un agent chélateur d’origine naturelle dérivé de l’acide glutamique, avec le numéro CAS 51981-21-6
- Biodégradabilité supérieure à 60%, contrairement à l’EDTA qui ne se dégrade qu’à moins de 20%
- Dosage optimal entre 0,1% et 1% dans les formules cosmétiques et produits d’entretien
- Compatible avec les formules vegan, sans parabènes et pour peaux sensibles, y compris les produits pour bébés
- Principaux fournisseurs en Europe : BASF (Trilon® GL), AkzoNobel (Dissolvine® GL) et Nouryon
Le Tetrasodium Glutamate Diacetate, c’est quoi exactement ?
Tu as peut-être croisé ce nom un peu barbare sur l’étiquette d’un soin ou d’un produit ménager sans trop savoir à quoi ça correspond. Le Tetrasodium Glutamate Diacetate – aussi appelé GLDA ou TGDA – est un agent chélateur d’origine naturelle, dérivé de l’acide glutamique, un acide aminé que l’on retrouve naturellement dans les protéines végétales. Autrement dit, c’est un ingrédient issu du vivant, pas d’un laboratoire pétrolier !
Son numéro CAS est le 51981-21-6, et sa formule chimique est C₁₁H₁₅N₁Na₄O₈. Son poids moléculaire est d’environ 459,19 g/mol. Ce sont les données de base que tu trouveras dans toutes les fiches techniques – et elles confirment qu’on a affaire à une molécule bien identifiée et sérieusement documentée.

💡 Le Tetrasodium Glutamate Diacetate est un agent chélateur biodégradable, dérivé de l’acide glutamique. Il capture les ions métalliques (calcium, magnésium, fer) présents dans les formules pour les stabiliser et prolonger leur durée de vie.
À quoi sert le GLDA dans les formules cosmétiques ?
Le rôle d’un chélateur, c’est de « capturer » les ions métalliques – calcium, magnésium, fer, cuivre – qui traînent dans l’eau ou dans les ingrédients d’une formule. Sans ça, ces métaux peuvent provoquer une oxydation prématurée, ternir la couleur d’un produit ou encore réduire l’efficacité des conservateurs. Le GLDA agit comme un filet de protection !
Stabilisation et protection des formules
Concrètement, le Tetrasodium Glutamate Diacetate empêche les réactions d’oxydation indésirables dans les émulsions, les shampooings, les crèmes hydratantes ou encore les sérums. Résultat : la formule reste stable plus longtemps, les actifs gardent leur efficacité et le produit conserve son aspect visuel original.
Un booster de conservation naturel
Le GLDA agit aussi comme un booster de conservateurs. En neutralisant les ions métalliques, il empêche les micro-organismes de se développer, ce qui renforce l’action des conservateurs déjà présents dans la formule. Moins besoin de surcharger en conservateurs – c’est une excellente nouvelle pour les formules « clean » !
Des applications très variées
- Soins visage et corps (crèmes, sérums, lotions)
- Soins capillaires (shampooings, après-shampooings, masques)
- Produits de nettoyage (gels douche, savons liquides)
- Formules detergentes et produits ménagers écologiques
Tetrasodium Glutamate Diacetate vs EDTA : lequel choisir ?
L’EDTA (acide éthylènediaminetétraacétique) est le chélateur le plus utilisé depuis des décennies dans l’industrie cosmétique et industrielle. Mais il pose un gros problème : il est très peu biodégradable et s’accumule dans les écosystèmes aquatiques. C’est là que le TGDA tire son épingle du jeu !
| Critère | EDTA | Tetrasodium Glutamate Diacetate |
|---|---|---|
| Biodégradabilité | Très faible (< 20%) | Élevée (> 60%) |
| Origine | Synthèse pétrochimique | Acide glutamique (naturel) |
| Compatibilité « clean beauty » | Non | Oui ✅ |
| Tolérance cutanée | Peut irriter | Bonne tolérance |
| Efficacité à pH neutre | Moyenne | Très bonne (pH 3 à 13) |
Le TGDA s’impose clairement comme l’alternative écologique à l’EDTA par excellence. Et les marques l’ont bien compris – on le retrouve de plus en plus dans les formules certifiées vegan, sans parabènes et sans huile de palme.
Comment utiliser le Tetrasodium Glutamate Diacetate dans une formule ?
Dosage recommandé
Le GLDA s’utilise à des concentrations relativement faibles, entre 0,1 % et 1 % selon la formule. C’est suffisant pour obtenir un effet chélateur performant sans surcharger la formule ni modifier ses propriétés sensorielles. Un petit actif qui a un grand impact !
Phase d’ajout et solubilité
Le Tetrasodium Glutamate Diacetate est hydrosoluble – il se dissout facilement dans l’eau. On l’incorpore donc toujours dans la phase aqueuse de la formule, à froid ou à chaud, sans contrainte particulière. Il est stable sur une large plage de pH (entre 3 et 13), ce qui le rend compatible avec une très grande variété de formulations.

Compatibilité et précautions
Le TGDA est compatible avec la majorité des actifs cosmétiques et des systèmes conservateurs. Il ne génère pas de réaction indésirable avec les tensioactifs classiques ni avec les huiles végétales. Côté sécurité, il n’est pas classé comme produit dangereux (non HazMat) et présente une bonne tolérance cutanée aux concentrations d’usage. Si tu travailles avec d’autres agents stabilisants comme l’acide citrique, le GLDA joue un rôle complémentaire pour renforcer la stabilité globale de ta formule.
🌿 Le Tetrasodium Glutamate Diacetate se distingue de l’EDTA par sa biodégradabilité supérieure à 60% et son origine naturelle dérivée de l’acide glutamique – un argument fort pour les marques qui misent sur des formules éco-responsables.
Est-il vraiment sans danger pour la santé et l’environnement ?
Sécurité toxicologique
Le GLDA présente un profil toxicologique rassurant. Il n’est pas classé comme substance cancérogène, mutagène ou reprotoxique (CMR). Les études disponibles montrent une bonne tolérance aux concentrations recommandées, sans irritation significative ni sensibilisation cutanée. C’est une donnée qui compte vraiment quand on formule des produits en contact avec la peau !
Impact environnemental
C’est sans doute le point fort du Tetrasodium Glutamate Diacetate : sa biodégradabilité. Contrairement à l’EDTA, il se dégrade naturellement dans les eaux usées et ne s’accumule pas dans les écosystèmes. Pour les marques engagées dans une démarche de clean beauty ou d’éco-conception, c’est un argument solide à mettre en avant.
Ses certifications et son positionnement « clean »
Le TGDA coche de nombreuses cases pour les formulateurs soucieux de proposer des produits responsables. On le retrouve fréquemment dans des formules certifiées :
Il est vegan, sans parabènes, sans huile de palme, et compatible avec de nombreux référentiels de cosmétique naturelle et biologique. Son INCI officiel est bien « Tetrasodium Glutamate Diacetate » – un nom qu’on voit de plus en plus souvent sur les étiquettes de produits haut de gamme ou naturels. Lorsque tu formules des produits minéralisés ou à base de poudres comme le kaolin, le GLDA est un excellent choix pour maintenir la stabilité et empêcher les dépôts de minéraux.

Ce qu’il faut retenir sur ce chélateur biodégradable
Le Tetrasodium Glutamate Diacetate, c’est vraiment l’un de ces ingrédients discrets qui font un travail énorme en coulisses. Il stabilise, protège, booste les conservateurs – et il le fait sans laisser de trace dans l’environnement. Ce n’est pas rien !
Si tu es formulatrice, passionnée de cosmétique maison ou simplement curieuse de savoir ce que contiennent tes produits préférés, le GLDA mérite clairement d’être sur ton radar. C’est l’une des meilleures alternatives au chélateur EDTA disponibles aujourd’hui, et son profil biodégradable en fait un choix cohérent avec une approche beauté plus responsable. Pour les formules à base de sodium chloride ou autres sels minéraux, le GLDA est particulièrement précieux pour éviter les interactions indésirables. 👍
Questions fréquentes sur le Tetrasodium Glutamate Diacetate
Quels sont les fournisseurs industriels de Tetrasodium Glutamate Diacetate en Europe ?
Les principaux fournisseurs en Europe incluent BASF (sous le nom Trilon® GL), AkzoNobel (Dissolvine® GL), et Nouryon. Ces entreprises proposent des conditionnements allant de 25 kg à 1 000 kg, avec des certifications ISO 9001 et REACH. Les délais de livraison varient entre 5 et 15 jours selon les stocks.
Le Tetrasodium Glutamate Diacetate est-il compatible avec les tensioactifs anioniques ?
Oui, le GLDA est parfaitement compatible avec les tensioactifs anioniques comme le Sodium Lauryl Sulfate (SLS) ou le Cocamidopropyl Betaine. Il maintient une efficacité chélatrice à des concentrations de 0,1% à 0,5%, même en présence de ces actifs. Son pH optimal (3-13) évite les précipitations.
Quelle est la durée de conservation du Tetrasodium Glutamate Diacetate pur ?
Le Tetrasodium Glutamate Diacetate pur, stocké dans des conditions optimales (température < 25°C, à l’abri de l’humidité), conserve ses propriétés pendant 24 mois. Les solutions aqueuses à 40% ont une stabilité de 12 mois. Les fournisseurs recommandent un test de pH avant utilisation après stockage prolongé.
Peut-on utiliser le GLDA dans les formulations pour peaux sensibles ?
Absolument. Le GLDA est non irritant et non sensibilisant aux concentrations d’usage (0,1%-1%). Des tests dermatologiques confirment sa compatibilité avec les peaux sensibles, y compris les formules pour bébés ou les produits hypoallergéniques. Son origine naturelle et sa biodégradabilité renforcent son profil sécuritaire.
Quels tests analytiques permettent de vérifier la pureté du Tetrasodium Glutamate Diacetate ?
Les méthodes courantes incluent la chromatographie liquide (HPLC) pour mesurer la pureté (>98%), la spectrométrie de masse pour identifier les impuretés, et le test de chélation (titrage au calcium) pour évaluer son efficacité. Les normes ASTM D1193 et USP encadrent ces analyses.